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Trop forte pour les Bleues, l’Espagne remporte la Ligue des nations – Ligue des nations – Finale – Espagne-France (2-0)

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  Espagne 2-0 France

Buts : Aitana (32e) et Mariona (53e) pour la Roja

Décidément Séville ne réussit pas aux Bleu(e)s. Le rêve de l’équipe de France s’est heurté à la dure réalité de la loi sportive ce mercredi et s’est logiquement inclinée 2-0 en finale de Ligue des nations face à une sélection espagnole championne du monde et surtout beaucoup trop forte pour elle. Les locales ont même pu se priver d’une Alexia Putellas à peine retapée pour dominer outrageusement une rencontre où les Bleues n’ont existé que physiquement. Si Hervé Renard et sa clique se félicitaient d’avoir atteint pour la première une finale d’une grande compétition, la France sait désormais ce qu’il lui reste à faire pour enfin garnir son armoire à trophée.

L’excès de confiance est bon pour la santé

En 90 minutes sur le pré, l’Espagne n’a jamais douté. Montse Tomé avait prévenu la veille : la Roja a toujours joué avec la possession et l’envie de faire courir l’adversaire, ce n’est pas aujourd’hui que ça allait changer. En face la France cherche encore son identité ou ses joueuses sur les relances. À l’image d’une relance plein axe de Pauline Peyraud-Magnin plein axe, qui profite à la paire Mariona Caldentey-Salma Paralluelo, rattrapées in-extremis par la charnière tricolore (8e). En tribunes, aussi, les 32 657 Espagnols présents, qui ont d’ailleurs pété le record d’affluence de la sélection féminine ce mercredi, sont confiants et lancent la première ola (13e). La France, elle, n’enchaîne pas trois passes au milieu de terrain et voit Jenni Hermoso s’essayer devant PPM (21e) avant qu’Irene Paredes ne trouve les montants après un coup de casque sur corner (26e).

Le doute s’installe dans les esprits tricolores et l’Espagne en profite sur une action d’école : Olga Carmona déborde à gauche, remet plein axe et Aitana Bonmati coupe au milieu des quatre défenseuses tricolores (1-0, 32e). Et comme la balance ne penche jamais côté français, c’est les gants de Cata Coll que trouve Marie Katoto sur sa tête (38e) ou l’absence de penalty pour un contact abrupt dans la surface entre Grace Geyoro et Bonmati (40e). Juste avant de rentrer aux vestiaires avec 0 tir au compteur, les Bleues s’offrent un dernier frisson sur une tête de Laia Aleixandri (45e+1). La causerie, qu’on imagine intense, de Hervé Renard à la pause aura permis une chose : un premier tir tricolore à la 51e minute, sur une frappe dévissée d’Elisa De Almeida, totalement dépassée sur son côté droit. Avant cela, Diani et Katoto s’étaient cherchées (48e), Eugénie Le Sommer avait transpercé les lignes tête baissée (50e). Mais rien de suffisamment tranchant pour faire trembler une équipe qui répète ses gammes.

L’Espagne, cas d’école pour les Bleues

En témoigne cette succession de touches gagnées par la Roja, qui trouve une joueuse tricolore sur chaque relance, mais qui regagne le ballon systématiquement (52e). Logiquement, les joueuses de Montse Tomé enfoncent le clou sur une action copiée-collée : Ona Batlle déborde à droite et trouve Mariona Caldentey juste devant la ligne de Peyraud-Magnin (2-0, 53e). Le but du break décide Renard à se pencher sur ce qu’il a sur le banc, à savoir une Kenza Dali qui s’échauffe depuis la mi-temps et une Delphine Cascarino revenant fraîchement d’une blessure aux croisés (58e). La feu-follet française crée du danger, mais la défense espagnole se montre intraitable. Les Bleues montrent un meilleur visage, Elisa De Almeida avait dans ses pieds le ballon du 2-1 (78e) et Julie Dufour avait parfaitement levé la tête pour trouver Le Sommer au point de penalty (81e). À l’image de cette équipe de France dépassée, la capitaine tricolore s’écroule. Mais la héroïne de la fin de match française est bien Peyraud-Magnin, qui s’interpose devant Paredes (74e) avant de dégoûter Paralluelo en toute fin de rencontre (83e).

Chambreur, le public espagnol se permet même quelques ole à chaque passe des leurs, avant de commencer à chanter des « Campeonas » à cinq minutes du coup de sifflet final. Sur le banc, les Espagnoles trépignent d’impatience de célébrer un nouveau trophée sept mois seulement après leur tout premier sacre en terres australiennes. S’il fallait un guide sur comment emmener sa sélection féminine aux sommets en quelques années, la France devrait sûrement se pencher sur le cas hispanique. À moins que collectionner les photos de mines déconfites ne soit la véritable passion tricolore.


  Espagne (4-3-3) : Coll – Batlle, Paredes, Codina, Carmona (Oihane, 68e) – Laia Aleixandri, Aitana, Hermoso – Athenea (Navarro, 73e), Paralluelo, Mariona. Sélectionneuse : Montse Tomé.

  France (4-3-3) : Peyraud-Magnin – De Almeida, Lakrar, Mbock, Karchaoui – Geyoro, Henry (Dali, 58e), Bacha (Majri, 76e) – Diani (Dufour, 76e), Katoto (Cascarino, 58e), Le Sommer. Sélectionneur : Hervé Renard.



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