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Si les écuries de Formule 1 étaient des clubs de Ligue 1 – Formule 1

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→ Mercedes et le Paris-SG : un seul être vous manque…

Comme Paris avec Kylian Mbappé, dont le départ est acté pour la fin de la saison, Mercedes va bientôt devoir faire sans sa superstar Lewis Hamilton. Le pilote britannique, septuple champion du monde, dont six fois avec les Flèches d’argent, rejoindra Ferrari en 2025 pour honorer un « contrat de plusieurs années ». L’annonce a pris tout le monde de court. Mais la ressemblance avec le club de la capitale ne s’arrête pas là. À l’instar du PSG, Mercedes a littéralement roulé sur la concurrence pendant des années : premier du championnat du monde durant huit années consécutives (de 2014 à 2021) avec pas moins de 293 Grand Prix remportés. Une culture de la gagne qui rappelle celle de Paris avec ses neuf sacres en Ligue 1 depuis 2013 et ses 49 titres, faisant de lui le club français le plus titré. Les deux devront se réinventer dans les années à venir pour ne pas voir leur hégémonie s’effriter. Toto Wolff et Nasser al-Khelaïfi ont du pain sur la planche.

→ Ferrari et l’AS Monaco : Leclerc, le rouge et un certain chic

Alors oui, le Monégasque Charles Leclerc, tête de gondole de Ferrari, y est pour beaucoup, mais ce n’est pas la seule raison. Présente en Formule 1 depuis 1950, l’écurie italienne est réputée pour ses performances remarquables – 16 titres d’équipe remportés, un record –, mais aussi pour son style : classe et épuré. Historiquement, les monoplaces de Ferrari sont rouges. Cette marque identitaire n’est pourtant pas un choix fait par la Scuderia. Jusqu’en 1968, tous les pays devaient concourir avec des couleurs qui leur étaient attribuées et imposées : le bleu pour les voitures françaises, le gris argenté pour les allemandes, le vert pour les anglaises et le rouge pour les bolides italiens. C’est aussi l’une des teintes dominantes du maillot à la diagonale des Monégasques, imaginé par la princesse Grace Kelly en 1960. En matière de monstres sacrés, si Michael Schumacher a écrit un pan de l’histoire de Ferrari de 1996 à 2006 en s’imposant 72 fois et en remportant cinq de ses sept titres mondiaux avec l’écurie, l’ASM a tout de même vu du beau monde passer sur son Rocher, dont Delio Onnis, selon nous le plus grand des joueurs de la première division française. Le Grand Prix de Monaco n’a jamais été une réussite pour la Scuderia, qui ne s’est imposée qu’à huit reprises en Principauté, mais les Monégasques savent mieux que personne que jouer à domicile n’est pas forcément gage de fol engouement.

→ Williams et l’Olympique lyonnais : passé glorieux et futur incertain

Comme l’Olympique lyonnais, Williams a connu une période dorée. Avec ses 16 titres mondiaux acquis lors des années 1980 et 1990, la prestigieuse écurie britannique a certainement déjà écrit les plus belles lignes de son histoire, lors desquelles Nigel Mansell, le Français Alain Prost, Damon Hill et Jacques Villeneuve ont brillé. Et ensuite, après cinq podiums entre 1998 et 2003, le vide. Une destinée assez similaire à celle del’OL. Après avoir conquis sept couronnes de champion de France entre 2002 et 2008 et une Coupe de France (2008) et avoir réalisé des parcours remarquables en Ligue des champions (trois quarts de finale entre 2003 et 2006 et une demie en 2010), le club rhodanien rentre dans le rang. Si quelques éclats – une Coupe de France et un Trophée des champions en 2012 et une demie de LDC perdue face au Bayern en 2020 – viennent dépoussiérer le glorieux passé de l’OL, les meilleures années sont derrière et il faut désormais se reconstruire et insuffler un nouvel élan, avec Pierre Sage à la baguette. Une situation comparable à Williams dont le prestige s’égratigne. Autre point commun entre ces deux légendes cabossées : Renault. Partenaire historique de Lyon dans ses grandes heures, le constructeur automobile français a également collaboré avec l’écurie britannique, notamment lors de la victoire de Villeneuve lors du Grand Prix du Luxembourg 1997, avec une réussite bien plus mesurée de 2012 à 2014.

→ Aston Martin et le RC Lens : renaissance et réseaux sociaux

À l’image de son pilote Fernando Alonso, toujours performant malgré son grand âge (42 ans), Aston Martin renaît de ses cendres. Si tout les oppose dans l’identité, les Lensois, eux aussi, connaissent une sorte de seconde jeunesse. Après avoir connu neuf saisons de Ligue 2 entre 2008 et 2020, les Sang et Or retrouvent des couleurs. Dans le même temps, Aston Martin, rachetée tout comme la Racing Point F1 Team par Lawrence Stroll, est de retour dans les paddocks 61 ans après ses débuts. Les deux ne vont pas mettre longtemps avant de marquer les esprits : le premier éclat vient de Sebastian Vettel pour l’écurie britannique lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan en 2021, mais c’est surtout le recrutement de Fernando Alonso qui va tout changer, avec à la clé une quatrième place au championnat 2023 derrière Max Verstappen, Sergio Pérez et Lewis Hamilton. La même année, Lens réalise une saison flamboyante en terminant à la deuxième place de la Ligue 1, soit le meilleur classement du club en L1 depuis la saison 2001-2002 sous les ordres de Joël Muller. Outre ces succès sportifs, les deux équipes ont un point commun : l’amour des réseaux sociaux. L’application de partage de courtes vidéos est devenue le sponsor d’Aston Martin en 2019, tandis que le RC Lens est l’un des clubs français qui utilisent le mieux les plateformes, notamment quand il s’agit de se plaindre des décisions de la VAR.

→ Alpine et le Stade brestois : les outsiders

Actuellement représentée par deux pilotes français, Pierre Gasly et Esteban Ocon, Alpine a prouvé ces dernières années qu’elle était capable de réaliser de beaux coups. Loin d’être attendue, à l’instar du Stade brestois qui réalise une saison formidable, loin de ses standards habituels, l’écurie tricolore (ex-Renault), dont les plus beaux succès sont signés Alain Prost et Fernando Alonso, a regoûté à l’ivresse de la victoire en 2021 avec le premier succès en Formule 1 d’Esteban Ocon lors du Grand Prix de Hongrie. Un fait d’armes sorti de nulle part. On peut y voir un petit parallèle avec les Ty-Zefs, qui sont, à l’aube de cette 24e journée de Ligue 1, dauphins du Paris Saint-Germain et plus proches que jamais d’une première qualification de leur histoire en Coupe d’Europe, alors que le meilleur classement du club dans l’élite est une huitième place en 1987. La suite de l’histoire risque d’être bien moins rose pour Alpine, qui enchaîne les déceptions malgré sa doublette française, à l’image de premiers essais libres catastrophiques jeudi. Espérons que les Finistériens ne connaîtront pas la même destinée.





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