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Est-on trop indulgent avec la saison de Lens ? – Ligue 1 – J24 – Lyon-Lens

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« Ça s’achève toujours dans l’amertume, encore plus avec ce scénario. Mais le club n’avait pas vécu une épopée européenne pendant plus de quinze ans, on a grandi, pris de l’expérience, des coups aussi, ça fait partie du sport. La déception prime aujourd’hui, mais dans quelques jours, semaines, mois, l’expérience de ces huit matchs nous servira à tous. » Ces mots sages sont ceux de Franck Haise, après l’élimination des Sang et Or à Fribourg en barrage de la Ligue Europa (3-2) après prolongation, alors que ses joueurs menaient de deux buts. Une grosse déception, surtout à la suite de la belle phase de groupes en Ligue des champions, avec notamment l’exploit face à Arsenal (2-1). Après cette déroute, que la presse et l’opinion publique auraient traitée plus virulemment avec d’autres clubs français, les Lensois ont subi un autre revers face à Monaco (3-2), dans un match importantissime pour la course à l’Europe. Pourtant, malgré ce gros coup sur la tête, rien ne semble pouvoir perturber le calme olympien qui règne à la Gaillette, à quelques heures de la rencontre face à l’Olympique lyonnais, en clôture de la 24e journée de Ligue 1.

Entre ambitions et raison

À l’image du dernier mercato estival, Lens ressemble à un élève modèle, appliqué. Si bien qu’il arrive à brouiller l’image qui l’entoure, lui le cinquième budget de Ligue 1 (118 millions d’euros), toujours considéré comme un club à échelle humaine notamment grâce à la ferveur de ses supporters. Après avoir reçu 43 millions d’euros de la part de Leipzig pour la vente de Loïs Openda, son meilleur buteur la saison dernière (21 buts et 4 passes décisives), laissé partir son capitaine emblématique Seko Fofana en Arabie saoudite pour 25 patates et lâché Jean Onana à Beşiktaş (4 millions environ), les Artésiens ont réinvesti pragmatiquement avec des chèques records pour Elye Wahi (30 millions) et Andy Diouf (14 millions), qui ont d’ailleurs mis du temps à s’acclimater.

Le football, c’est repartir, comprendre, améliorer les choses et repartir parce que Lyon, Brest, Nice arrivent. C’est la vie des sportifs.

Franck Haise

Même si le mercato a été jugé insuffisant par beaucoup à la suite d’un début de saison chaotique (quatre défaites en six matchs toutes compétitions confondues), et que le recrutement du Néerlandais Stijn Spierings a été une grosse erreur de casting, Franck Haise a su laisser passer la tempête pour remettre son équipe sur de bons rails. Le doux parfum de la Ligue des champions a aidé, et depuis, mis à part un passage à vide en décembre (trois défaites consécutives contre les cadors Nice, Monaco et Paris), les Sang et Or, encore en Ligue 2 il y a quatre ans, avancent à leur rythme, tout en se plaignant, à l’instar du Stade brestois, de subir de nombreuses injustices de la part du corps arbitral. Sixièmes à dix journées de la fin du championnat, à cinq points de la troisième place directement qualificative pour la Ligue des champions, détenue par Nice, les Artésiens ne doivent plus se cacher et peuvent viser une nouvelle qualification en C1.

Un calendrier costaud et une obligation de résultats

« Les joueurs savent ce qu’on a fait de bien et ce qu’on doit améliorer. À deux minutes près, on était qualifiés et on obtenait un résultat logique contre Monaco. Mais, le football, c’est ça. Il faut accepter et repartir, analyse l’entraîneur artésien. Cela fait 35 ans que je repars. Le football, c’est repartir, comprendre, améliorer les choses et repartir parce que Lyon, Brest, Nice arrivent. C’est la vie des sportifs. » Comme l’a justement pointé Franck Haise en conférence de presse avant le déplacement dans le Rhône dimanche, le RCL est à l’aube d’un tournant dans sa saison. Lors des quatre prochains matchs de championnat, les Sang et Or affrontent respectivement Lyon à l’extérieur – qui renaît de ses cendres et reste sur cinq victoires consécutives toutes compétitions confondues et une qualification en demi-finales de Coupe de France – avant de recevoir Brest, le dauphin, dont le rêve de participer à une Coupe d’Europe n’a jamais paru aussi accessible et Nice, 3e, pas dans une forme olympique avant d’enfin disputer le derby du Nord à Lille, dont la dernière participation à la Ligue des champions remonte à la saison 2021-2022.

Après ce bloc, il sera sûrement plus facile d’imaginer le futur proche, qui s’écrira avec ou sans Haise, courtisé par Liverpool à la suite du départ à la fin de la saison de Jürgen Klopp, mais qui reste sous contrat avec Lens jusqu’en 2027. Dauphins du Paris Saint-Germain en 2023, les Artésiens avaient amené un vent de fraîcheur sur la Ligue 1. La saison d’après, souvent perçue comme celle de la confirmation, n’est jamais simple, mais le club nordiste doit désormais se donner les moyens de ses ambitions et tout faire pour ne pas quitter le haut du panier du championnat de France. Histoire de continuer à grandir et vivre des nouvelles soirées enivrantes à Bollaert.



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